Ludres-Chaumont

Ludres-Chaumont

Presque une étape de repos aux dires de l’organisation !!! En réalité bien que relativement courte, elle va se révéler redoutable pour les organismes en raison de son relief passablement accidenté. Le temps est maussade, frais mais sans pluie, la Lorraine nous offre ses vastes paysages où la culture céréalière est partout présente. Ces vastes parcelles couvrent l’ensemble des monts et des vallées dans une uniformité presque parfaite. La culture du colza à cette époque bien avancée n’est pas de toute beauté mais ces vastes étendues, à l’époque printanière devaient être particulièrement agréables en raison de l’étendue et de la pleine floraison.

 

Les monts et les vallées nous donnent l’apparence d’un relief doux et facile mais sur la route il en est tout autrement. Les longues lignes droites partent à l’assaut des monts et semblent se cabrer exagérément à l’infini à l’approche du sommet. Une impression qui deviendra une douloureuse réalité pour les mollets en fin d’étape. L’ensemble de ce parcours est pour reprendre l’expression favorite d’un camarade de randonnée est agréablement vallonné . Avec une grande maîtrise, nos motards font des miracles sur la route. Sous la direction de Pierre le chef d’orchestre ils semblent jouer et jonglent habilement avec les automobilistes. C’est un ballet permanent, lequel nous permet d’évoluer parmi la circulation en toute sécurité. Par leur travail au service de la caravane, ils déclenchent chez l’ensemble des participants une réelle admiration. Cette étape dite de semi-repos par son faible kilométrage nous conduira sans encombre à Chaumont, terme de cette difficile journée. Pourtant une dernière difficulté de taille sera encore au programme pour rejoindre l’hôtel, se qui fera dire à certains :" C’est le cadeau du jour de la part de l’organisation.

 

Le soir au restaurant, chacun semble avoir oublié les difficultés du parcours et retrouve sa bonne humeur. Allemands et Français font des efforts pour rompre la difficile barrière de la langue. Quel dommage de ne pouvoir communiquer, échanger nos impressions sur nos sociétés, nos problèmes réciproques ou simplement sur nos loisirs. Charly le boute en train allemand y met toute son énergie et finalement chacun réussit à se faire comprendre.

 

A notre surprise, Rolf nous demande s’il peut partager notre table et notre compagnie, précisant que lui, l’homme du Nord ne comprend pas très bien le patois de Bavière. C’est ainsi que nous partagerons plusieurs fois la même table et échangerons sur divers pont de vue. Il nous livrera également quelques péripéties et anecdotes de sa vie de coureur professionnel. Il nous aura été agréable de partager et communiquer avec cet homme simple, discret mais terriblement attachant.

 

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