Poulidor pour toujours

Il y a 2 ans, notre cher Raymond s’échappait vers des paradis lointains pour rejoindre les pelotons multicolores qui ont enchanté la vie de nombreuses générations.
Plus que jamais son souvenir est présent et rappelle un champion et un homme d’exception. Si l’éternel second affiche un palmarès hors normes, l’homme apparaît comme la statue du commandeur tant il incarne les valeurs fondamentales . Respectueux des adversaires et du public, il savait cultiver ce sentiment d’amour pour autrui en toutes circonstances. Rester digne aura été le leitmotiv de sa vie !
A n’en pas douter, l’AG des amis de Raymond Poulidor et André Dufraisse qui se déroulera le jeudi 18 novembre prochain à Saint-Léonard sera marquée par l’émotion.
Dans une célèbre préface sur le rugby, Antoine Blondin écrivait que « les grandes équipes ne meurent jamais ». Pour nous, « les grands champions ne meurent jamais ».

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Poulidor vivra toujours

Malgré le chagrin , il ne faut pas sombrer face à la mort. Lorsque ceux qu’on aime disparaissent, nous devons les faire revivre par le souvenir. Pour notre cher Raymond qui s’est échappé, il y a un an déjà, ce souvenir revêt pour nous tous un parfum d’éternité tant la légende Poulidor incarne un rêve français.

Malgré les sunlights flamboyants de la gloire sur les routes du Tour de France, Raymond était resté fidèle au petit paysan de la ferme de la grange rouge , sur ces territoires souvent oubliés de la France profonde où l’avenir s’ouvre sur des horizons sans soleil. Champion magnifique, il avait conscience que sa vie ressemblait à un roman. Pourtant , très souvent lors des fêtes de l’échappée belle organisées par l’Arpad, il aimait rappeler les fragilités et l’impermanence du bonheur. En 1987 ,la disparition de son grand rival Anquetil avait laissé une profonde blessure, d’autant plus vive qu’une belle amitié les avait réunis à la fin de la carrière de Jacques.
L’amitié justement fut le fil de sa vie et il avait fait sienne la citation d’Antoine Blondin avec lequel il partageait souvent les nuits pour des parties de cartes mémorables.  » L’amitié ou l’amour des autres aura été mon manteau et ma maison « 


Les illusions, les faux-semblants et les chimères n’étaient pas son lot. Les dorures et les honneurs n’étaient pas sa priorité et même ses adversaires et détracteurs aimaient qu’il fût fidèle à une forme d’idéal.
Plus que le conquistador aux 189 victoires , Raymond nous rappelle le chevalier Bayard »sans peur et sans reproches «

Aujourd’hui, dans ce monde qui vacille, les valeurs que portait Raymond doivent mobiliser les hommes de bonne volonté. Pour sa part, l’Arpad mettra tout en œuvre afin de rester fidèle à cette belle figure française.
Oui , Poulidor vivra toujours dans nos cœurs !


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